
Des avancés pour la dyslexie
Des avancés pour la dyslexie!
La lecture prend une place importante dans notre quotidien comme adulte et elle est un gage de réussite scolaire chez nos enfants. Saviez-vous que des chercheurs de l’Université de Montréal, M. Antonin Rossier-Bisaillon, étudiant au doctorat en sciences de l’orthophonie, et Mme Boutheina Jemel, chercheuse principale, se penchent actuellement sur les mouvements que font nos yeux lorsque nous lisons? Les déplacements des yeux, essentiels à la lecture, permettent de déterminer pourquoi certains mots sont faciles ou difficiles à lire et à comprendre. De plus, cette étude favoriserait les connaissances sur les problématiques reliées à la lecture, telles que la dyslexie. Comment peut-on observer ces mouvements oculaires?

Que se passe-t-il donc lorsque nous lisons?
Pour lire, il suffit de passer d’un mot à l’autre avec nos yeux. Lorsque nous lisons, la vitesse de lecture varie en fonction du niveau de difficulté des mots. Plus les mots sont faciles à lire, plus le lecteur lira rapidement. La lecture est plus longue lorsqu’il y a des mots plus ardus. Un mot peut aussi être lu à plusieurs reprises avant que le lecteur poursuive son texte.
Les recherches ont démontré qu’un mot contenant plus de lettres est plus long à lire qu’un mot plus court même si le niveau de littératie du lecteur est élevé. De plus, les mots utilisés fréquemment sont également lus avec plus de rapidité. Ainsi, une phrase qui fait du sens sera aussi plus rapidement lue qu’une phrase insensée.
Comment mesure-t-on les mouvements oculaires?
Différents mouvements des yeux ont déjà été observés à l’aide d’un appareil technologique qui mesure des sauts, des régressions, des saccades et des fixations lorsqu’une personne fait une lecture. Pour mieux comprendre ces termes, référez-vous au lien cliquable dans le paragraphe précédent.
Les mouvements des yeux diffèrent de l’enfant à l’adulte. Les enfants lisent plus lentement que les adultes, car ils regardent plus souvent et plus longtemps les mots. Ils deviennent de meilleurs lecteurs en grandissant, ce qui se reflète dans les mouvements de leurs yeux. Plus on s’exerce à lire, plus on améliore nos compétences de lecteur.

Lire pour la recherche
L’objectif de cette étude n’est pas de démontrer si l’enfant a une dyslexie, mais bien d’obtenir plus de connaissances sur les déplacements des yeux afin d’être mieux outillé pour prévenir certains troubles d’apprentissage comme la dyslexie et la dysorthographie. Des institutions comme le Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR), l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal ainsi que l’École d’orthophonie et d’audiologie de l'Université de Montréal collaborent afin de démontrer si un enfant présentant une dyslexie est en mesure de lire les mots se trouvant plus loin dans la phrase afin d’accélérer la vitesse de lecture ou si ce mécanisme engendre une charge cognitive supplémentaire.
Pour être en mesure de faire de tels constats, M. Rossier-Bisaillon et Mme Jemel lancent un appel aux parents d’enfants âgés entre 9 et 11 ans qui présentent ou non une dyslexie afin de participer à un projet de recherche. Cette étude, se déroulant tout l’automne à Montréal, permettra aux chercheurs de faire évoluer et de perfectionner leurs connaissances sur ce trouble d’apprentissage de plus en plus commun dans notre société.
Vous êtes un parent et vous souhaitez contribuer à faire avancer cette recherche? Voici le formulaire en ligne à remplir.
Vous avez besoin de plus de détails concernant le projet? La lettre d’informations ci-jointe vous en dira davantage sur le recrutement.
Vous avez des questions concernant le processus, vous pouvez toujours écrire à lirepourlasciences@gmail.com .
