On veut ton avis: Le voile, l’école et toi
Aujourd’hui, nous aimerions connaître ton opinion à propos d’un sujet délicat, qui revient régulièrement dans l’actualité: le port du voile par les adultes à l’école.
Si on t’en parle aujourd’hui, c’est parce que le gouvernement du Québec a adopté une loi qui interdit aux nouveaux employés dans les écoles publiques de porter un signe religieux.
Un signe religieux, ce peut être un collier avec une croix (pour les chrétiens), un turban (pour les sikhs) ou une kippa (pour les juifs), par exemple. Mais dans l’actualité, il est surtout question du hijab, le nom du voile qui couvre les cheveux porté par les femmes musulmanes. On se concentrera donc sur le voile dans cet article.
Les personnes qui ne peuvent pas porter de voile à l’école au Québec
- enseignantes
- secrétaires
- éducatrices spécialisées
- employées de la cafétéria
- psychologues
- orthopédagogue
- concierges
- bénévoles à la bibliothèque
- parents accompagnateurs
- etc.
Cependant, le gouvernement a prévu une «clause grand-père». Ça signifie que les employées qui portaient déjà un voile peuvent continuer de le faire. Elles conservent ce droit. Mais pour les nouvelles personnes qui arrivent dans le monde de l’éducation, ou celles qui changent d’emploi, la loi ne prévoit pas d’exception. Les femmes qui portent le voile doivent le retirer pour travailler.
Ça a un impact très concret: dans un seul centre de services scolaire, 12 femmes récemment embauchées ont perdu leur emploi d’éducatrice et de surveillante d’élèves. C’est parce qu’elles ont refusé d’enlever leur voile au travail. Seulement sur l’île de Montréal, au moins 500 personnes pourraient aussi perdre leur travail pour la même raison, selon le milieu scolaire.
Le gouvernement se défend en disant que l’interdiction des signes religieux, c’est pour le bien des jeunes. Bernard Drainville, l’ancien ministre de l’Éducation à l’origine de cette loi, affirme que son objectif est de «protéger les enfants contre toute forme de pression religieuse et à garantir un environnement scolaire véritablement sans religion».
Dans l’équipe des As, on a remarqué que dans tout ce débat, on n’entend que… des adultes. Des politiciens, des femmes musulmanes, des syndicats, des directions d’écoles, des comités de parents, des personnes pour ou contre…
Mais si l’objectif est de protéger les enfants, il serait important de leur demander leur avis, non? C’est ce que l’équipe des As veut faire aujourd’hui. Savoir ce que TOI, tu penses de tout ça.
Nous allons donc te poser quelques questions. Si tu vas à l’école publique, réponds le plus honnêtement possible. Si tu fais l’école à la maison, donne-nous plutôt ton avis dans les commentaires.
🚨 Avant de commencer, rappelle-toi que ces questions sont posées dans le but de connaître ton expérience et ton ressenti, afin de voir si tout ça concorde avec le choix du gouvernement. Les questions ne doivent pas être interprétées comme une prise de position des As, pour un camp ou un autre. 🚨
À toi la parole! Que tu ailles à l’école publique ou privée, ou que tu fasses l’école à la maison, dis-nous ce que tu penses de tout ce débat dans les commentaires! Un rappel: aux As, on discute dans le RESPECT!
