
SOS journalistes à Gaza
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023, près de 200 journalistes palestiniens ont été tués. Encore cette semaine, cinq journalistes ont perdu la vie quand l’armée israélienne a attaqué un hôpital à Gaza. Ceux qui restent travaillent dans des conditions très dangereuses. Ce drame, il a aussi des conséquences pour tout le monde. Voici pourquoi.
Journalistes en danger
22 mois se sont écoulés depuis que le conflit a éclaté. Du côté palestinien, cette guerre a fait plus de 60 000 morts. Et parmi eux, il y a environ 200 journalistes. Selon Reporters sans frontières, c'est la guerre la plus meurtrière pour les journalistes en plus de 100 ans.
Ceux qui continuent à travailler le font dans des conditions très difficiles. Ils ne font pas que décrire la guerre, ils la vivent. Tout comme le reste des habitants de Gaza, beaucoup doivent vivre sous une tente. Ils souffrent de la faim. Et ils ont fort probablement perdu des membres de leur famille.
Informer malgré tout
Malgré ces épreuves, ils continuent de faire un travail essentiel. Il faut savoir que depuis le début de la guerre, Israël interdit aux journalistes étrangers d’entrer dans la bande de Gaza, où se déroule le conflit. L’information que l’on reçoit provient donc des journalistes locaux, qui étaient sur place quand la guerre a éclaté. C’est pour ça qu’on dit que les journalistes sont «nos yeux et nos oreilles» là-bas.
L’an dernier, le prix mondial de la liberté de la presse a été remis à l’ensemble des journalistes palestiniens, pour leur courage.
Indignation
Voilà pourquoi la mort de journalistes dans l’attaque contre un hôpital crée autant d’indignation. Il y a bien sûr le drame humain des vies perdues. Puis le fait qu’attaquer un hôpital et tuer des personnes innocentes soient des crimes de guerre. Mais il y a aussi une inquiétude pour la suite: sans journalistes, sans ces yeux et ces oreilles, le reste du monde risque de devenir aveugle et sourd à ce qui se passe à Gaza.
Dernièrement, la pression augmente pour que les choses changent. Dans une déclaration, le Canada et 27 autres pays ont exigé qu'Israël protège les journalistes palestiniens, et permette aux journalistes étrangers d’entrer dans la bande de Gaza.
Informer, ça peut faire la différence?
Oui. Quand les journalistes montrent la réalité dévastatrice de la guerre, ça permet au monde entier de savoir ce qui se passe réellement. Ces reportages peuvent pousser d’autres pays à intervenir pour que les violences cessent, ou à envoyer de l’aide humanitaire, par exemple.
Informer, c’est aussi donner une voix aux victimes, pour qu’elles ne soient pas oubliées.
Dans les commentaires, écris un message pour envoyer du courage à tous les journalistes qui risquent leur vie pour nous informer.