Lutter contre l’intimidation… avec deux souliers différents!
Vendredi, c’est la première Journée de la paire «impossible». Le but de cette journée: lutter contre l’intimidation. Et c’est SUPER facile d’y participer: le 24 avril, il suffit de porter deux chaussures différentes! Rafaël Provost, directeur général d'Ensemble pour le respect et la diversité, un des organismes à l'origine de cette journée, a répondu à mes questions!
Rafaël, d’où vient l’idée de cette journée?
Rafaël Provost, directeur général d'Ensemble pour le respect de la diversité
Il y a environ un an, j'ai reçu un appel d’Andy Nulman, le cofondateur du Festival Just For Laughs (qui est la version francophone de Juste pour rire). Lui et son équipe voulaient lutter contre la haine en faisant la promotion de la différence. Ils avaient eu l’idée de mettre dans une même boîte à chaussures deux compétiteurs, Nike et Adidas, pour créer une fausse paire, une «paire impossible». J’ai embarqué à fond.
Le concept a été présenté à une grande conférence: C2 Montréal. On a vendu les 100 paires en 45 minutes! Les sous ramassés ont été remis à notre organisme, Ensemble. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire avec cette idée. C’est comme ça qu’est née la Journée de la paire «impossible», où on invite les gens à porter deux chaussures différentes. C’est pour montrer que, même dans la différence, on peut avancer ensemble!
Des élèves de l’école primaire Île-des-Sœurs, à Montréal, ont tourné cette vidéo pour la Journée de la paire «impossible»! Tu peux la voir ici 👇
Donc, vendredi, le 24 avril, il faut porter des souliers différents?
Oui! À la maison, à l’école, au travail. C’est accessible à tous. Même avec deux chaussettes différentes dans son salon! L'essentiel, c’est que les jeunes portent des chaussures différentes et que ça crée des conversations.
Quel est le but de cette journée?
Cette journée, c’est une idée simple pour créer des discussions. Les chaussures deviennent un prétexte pour parler à quelqu’un à qui on n’aurait peut-être pas parlé autrement. Le plus fou, c’est que cette idée, née d’un coup de fil il y a un an, est devenue un mouvement international!
International? Vraiment?
On a la chance d’avoir des grandes compagnies comme partenaires: L’Oréal Canada, ALDO, Air Canada. ALDO a décidé de parler de la journée sur toutes ses plateformes: aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient, en Asie! Depuis quelques jours, on voit déjà des gens partager des photos de leurs chaussures différentes sur les réseaux sociaux. Ça fait boule de neige! Et c’est ce qu’on souhaitait: cette lutte, elle concerne tout le monde!
Voici ce que portait Rafaël pendant notre entrevue!
Sais-tu quelles chaussures tu porteras vendredi?
En fait, je porte déjà une paire impossible!
Mes chaussures pour vendredi sont en création! C’est une personne étudiante au Collège LaSalle qui les fait sur mesure. Ce sera une paire avec un talon pointu et un talon carré, pour montrer que ça n’empêche pas d’avancer. Je vais la dévoiler jeudi soir aux CAFA Awards, qui sont un peu les Oscars de la mode canadienne. Et puis je la porterai toute la journée vendredi! Je vais passer d’une entrevue à l’autre, rencontrer des partenaires comme L’Oréal, visiter des milieux qui participent, aller dans une école… Voir le mouvement vivre sur le terrain!
Dans les nouvelles, on parle d’une augmentation de l’intimidation dans les écoles. Est-ce que c’est aussi ce que tu remarques?
Oui, on le ressent tous les jours. On a peut-être baissé la garde ces dernières années en pensant que ça allait mieux. Mais c’est un combat constant. Mais je tiens à dire qu’il y a aussi beaucoup de beau. Les jeunes sont bienveillants, curieux. Il faut le montrer aussi!
Tes souhaits pour la journée du 24 avril?
Le but, c’est de faire du bien, de propager des sourires. Parfois, en changeant notre petit monde, on peut changer le grand!
Participeras-tu à la Journée de la paire «impossible» vendredi? Décris-moi TA paire impossible!
