Préserver les super-pouvoirs des Autochtones
Au fil des siĂšcles, les Autochtones ont acquis de vastes connaissances sur la nature et le climat. Des scientifiques rĂ©alisent que ces savoirs sont prĂ©cieux pour sâadapter aux changements climatiques. Le hic, câest quâil nây a pas vraiment de livres sur ces savoirs ancestraux. Bonne nouvelle: les scientifiques ont plus dâun tour dans leur sac!
Je te présente 3 projets ingénieux visant à préserver les super pouvoirs de 3 communautés autochtones à travers le monde. Bonne découverte!
Le projet Yanayi, en Afrique et HaĂŻti
Yanayi, câest un mot africain qui veut dire Ă la fois «climat» et «lutte contre la pauvreté». Câest le nom donnĂ© au projet scientifique qui sâest dĂ©roulĂ© en 2020 en Afrique et en HaĂŻti. Des dizaines dâĂ©tudiants ont rencontrĂ© les personnes aĂźnĂ©es pour leur poser des questions.
Comment vivent-elles les changements climatiquesâ? Quâont-elles fait pour sây adapter? Les conversations Ă©taient enregistrĂ©es en langues autochtones puis traduites en français. Elles ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es sur un site web oĂč tout le monde peut Ă©couter les histoires de plus de 400 personnes aĂźnĂ©es de 8 communautĂ©s diffĂ©rentes.
Le thé du Labrador, une plante de la pharmacie innue traditionnelle.
La pharmacie innue dâEkuanitshit, en Minganie, au QuĂ©bec
Sâadapter aux changements climatiques, ça veut aussi dire se prĂ©parer aux consĂ©quences sur la nature et la santĂ©. En 2003, la communautĂ© innue dâEkuanitshit a créé une pharmacie de plantes mĂ©dicinales. Des aĂźnĂ©s enseignent Ă des apprentis oĂč et comment cueillir ces plantes qui soignent. Le projet accomplit deux choses: prĂ©server Ă la fois les connaissances autochtones et les plantes mĂ©dicinales.
Le projet Uru-Uru, en Bolivie, en Amérique du Sud
En terminant, je tâamĂšne en Bolivie, aux bords du lac Uru-Uru. Autrefois, ce lac grouillait dâanimaux et de vie. Malheureusement, aujourdâhui lâeau,est contaminĂ©e et contient des masses de dĂ©chets de plastique. Avec le rĂ©chauffement climatique, son Ă©tat sâaggrave.
«Si le lac meurt, c'est comme si l'Ăąme de notre peuple mourait», dit Tatiana Blanco, membre de la nation autochtone Aymara. Elle a fondĂ© lâĂ©quipe Uru-Uru, qui sâest donnĂ© la mission de trouver des solutions pour le lac, Ă partir des savoirs traditionnels de la nation Aymara.
Sur la photo, tu peux voir de petits «radeaux» faits de matĂ©riaux recyclĂ©s, oĂč pousse une plante qui sâappelle totora. La totora a le pouvoir dâabsorber les contaminants. Or, grĂące Ă ces drĂŽles dâĂźlots touffus, la pollution du lac a Ă©tĂ© rĂ©duite de 30 pour cent! Une maniĂšre brillante de propager le savoir autochtone et de ramener prĂšs du lac des milliers dâoiseaux colorĂ©s.
Au bénéfice de toutes les générations futures
Les peuples autochtones reprĂ©sentent seulement 6% de la population mondiale, mais ils vivent au moins 80% des effets du rĂ©chauffement climatique. Trop souvent, leurs points de vue sont oubliĂ©s lorsque des dĂ©cisions importantes sont prises sur le climat. Aujourdâhui, ils exigent dâĂȘtre impliquĂ©s, dâautant plus quâils offrent des solutions respectueuses de la nature.
Et toi, connais-tu des plantes qui font du bien, comme les Innus?
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