De nouvelles informations sur la fusillade de Montréal
On entend beaucoup parler de la fusillade qui a eu lieu à Montréal, lundi. Je te rappelle que trois personnes sont mortes, dont le tireur. Mais plein d’infos (vraies, fausses, non vérifiées) circulent… ce qui peut être très mélangeant et même épeurant. On a fait le tri pour toi: voici ce qui a été confirmé depuis hier.
La tragédie en bref
- Lundi avant-midi, un tireur a ouvert le feu dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.
- En tout, trois personnes sont mortes: un policier, un citoyen et le tireur.
- L’accès au quartier a été bloqué pour assurer la sécurité des résidents.
- Il n’y a plus de danger, et une enquête est en cours.
L’identité des victimes
Mohamed Lamine Benredouane et Michel Mizrahi
On connaît maintenant l’identité du policier et du citoyen qui ont perdu la vie, hier.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a déclaré que l’agent tué pendant la fusillade est Mohamed Lamine Benredouane. Ce policier de 34 ans travaillait pour le SPVM depuis 2021.
Le citoyen s’appelle Michel Mizrahi. Il s’agit d’un homme juif de 68 ans, très aimé par sa communauté à Montréal. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été confirmées. Mais on sait qu’il est mort pendant l’opération policière.
Ce qu’on sait sur le tireur
On sait que le tireur est un homme de 25 ans, et qu’il est venu de l’Alberta pour commettre son crime. Les policiers albertains aident les agents québécois dans leur enquête.
Depuis hier soir, on en sait plus sur les raisons de son geste. Et puisque tu risques d’en entendre parler autour de toi, on a décidé de t’expliquer ce que l’on sait, même si certains thèmes et mots peuvent être difficiles.
Avant sa mort, le tireur avait expliqué son attaque dans un document écrit qu’on appelle un manifeste. Il serait inspiré par le courant «incel». Il s’agit d’un mouvement misogyne composé d’hommes frustrés de ne pas réussir à avoir des relations intimes avec des femmes. Ils sont très en colère contre les femmes et, dans certains cas, prônent la violence envers elles.
Un mouvement très surveillé
Je te rassure: les policiers surveillent beaucoup les incels et leurs discussions en ligne. En France, c’est même considéré comme un mouvement terroriste.
Le drapeau du Québec est en berne à l’Assemblée nationale
Des hommages aux victimes
Depuis hier, beaucoup de gens ont déclaré que cette tragédie les rendait très tristes, et ont réaffirmé l’importance de l’égalité entre les hommes et les femmes.
«Les Québécois et moi-même sommes profondément choqués et attristés par ce qui s’est produit», a déclaré la première ministre du Québec, Christine Fréchette.
À l’Assemblée nationale à Québec et à l’Hôtel de ville de Montréal, les drapeaux ont été mis en berne. Ça veut dire qu’ils ont été descendus à la mémoire des victimes de la fusillade.
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, la première ministre du Québec, Christine Fréchette et le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière.
Une tragédie très rare
Les policiers et la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, se sont faits très rassurants après la fusillade: ils ont rappelé que Montréal est une ville sécuritaire.
C’est d’ailleurs la première fois en 24 ans qu’un policier montréalais meurt en faisant son travail.
Tes émotions sont normales
Depuis que tu as entendu parler de cette nouvelle, tu ressens peut-être toutes sortes d’émotions: peur, colère, dégoût, tristesse, incompréhension. Et c’est tout à fait normal, m’a assuré la psychologue Myriam Lapointe-Gagnon. «Toutes ces émotions sont valides», m’a-t-elle dit.
Elle m’a aussi dit que si cet événement nous choque autant, c’est en partie parce qu’on est peu habitués de voir ce genre de choses arriver au Québec. Ce type d'événement est rare, c’est important de se le rappeler.
Tu as peut-être aussi aperçu des images du drame, qui te restent en tête. Si c’est le cas, tu n’as pas à te sentir coupable, soutient Myriam. «Devant un drame incompréhensible, on cherche tous des réponses. C’est très humain de faire ça. Et c’est difficile à faire, mais il faut tolérer l’incertitude en attendant les résultats de l’enquête», a expliqué la psychologue aux As de l’info.
On te rappelle que la situation est terminée. Tu n’es pas en danger.
Si cette nouvelle te cause de l’anxiété, de la peur ou de la tristesse, n’hésite pas à en parler à tes parents ou à un autre adulte en qui tu as confiance. Et rappelle-toi: si tu lis ou entends quelque chose qui te trouble, tu as le droit de te retirer, ou d’arrêter ta lecture et d’aller voir un adulte.
Tu peux aussi en parler à un intervenant de l’organisme Tel-Jeunes par téléphone au 1-800-263-2266 et par texto au 514-600-1002.
En attendant d’avoir plus de réponses, l’équipe des As de l’info tient à te rappeler de faire attention aux rumeurs! Des théories sur ce qui s’est passé circulent déjà un peu partout. Alors avant de croire à une info, vérifie sa source! On te tiendra au courant des développements importants.
C’est normal de se sentir impuissant devant de tels événements. Mais malgré tout, on a un pouvoir: celui de laisser des messages réconfortants aux gens qui sont touchés. Envie de nous montrer que tu as le pouvoir de faire du bien? Écris ton message dans les commentaires!
