Qu’est-ce qui se passe au Mexique?
Depuis dimanche, il y a énormément de tension dans l’ouest du Mexique. La mort d'un important trafiquant de drogue a provoqué une vague de violence, au point que le Canada recommande aux voyageurs d’éviter la région. Voici ce que tu dois savoir sur cette histoire qui continue d’évoluer.
Nemesio Oseguera Cervantes, mieux connu sous le nom d’El Mencho, était un narcotrafiquant connu. Il était à la tête d’un cartel très puissant appelé Jalisco New Generation (CJNG). Ce cartel fait entrer de la drogue aux États-Unis. C’est pourquoi El Mencho était l’un des criminels les plus recherchés par les autorités mexicaines et américaines. Les États-Unis offraient même 15 millions de dollars américains (l’équivalent de 20 millions de dollars canadiens) pour sa capture.
Grâce à des renseignements fournis par les États-Unis, le gouvernement mexicain a découvert qu’El Mencho se cachait dans la ville de Tapalpa, dans l’État de Jalisco.
Dimanche, l'armée mexicaine s’est donc rendue à Tapalpa pour capturer El Mencho. Mais le chef de cartel a été blessé pendant l’opération militaire. Il est décédé dans le transport vers l’hôpital.
Une vague de violence
Cette mort a déclenché la colère des membres du cartel CJNG un peu partout au Mexique. Dimanche et lundi, de nombreux véhicules ont été incendiés, des routes ont été bloquées et des fusillades ont éclaté. Ces violences ont causé la mort de plus de 60 personnes, essentiellement des soldats et des narcotrafiquants.
Lundi, dans l’État de Jalisco, là où est décédé El Mencho, les autorités ont ordonné aux citoyens de certaines villes de rester à la maison. Les magasins sont restés fermés et les rues étaient très tranquilles.
Le gouvernement mexicain a envoyé 10 000 soldats dans la région pour rétablir l’ordre. Dans une publication en ligne, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a voulu rassurer la population: «Nous devons demeurer informés et calmes. Les activités se déroulent normalement dans la majeure partie du pays».
Des touristes affectés
La ville touristique de Puerto Vallarta se situe dans la région où les violences ont éclaté. De nombreux voyageurs canadiens se trouvaient sur place, et leurs vacances ont été chamboulées par les événements. Estelle Papineau, une Québécoise en voyage près de Puerto Vallarta, a dit au journal Le Soleil qu’elle évitait de sortir.
La majorité des vols pour Puerto Vallarta ont aussi été annulés lundi. Les avions ont recommencé à décoller mardi, permettant à plusieurs touristes de retourner à la maison.
Lundi, des touristes attendaient des nouvelles de leur vol à l’aéroport de Puerto Vallarta.
Pour le moment, le gouvernement canadien recommande d'éviter «tout voyage non essentiel dans plusieurs régions du pays».
Un voyage prévu?
Tout ça survient à quelques jours de la semaine de relâche. C’est une période où de nombreux Canadiens ont l’habitude de s’envoler vers le Mexique. Si c’est ton cas, ou celui de personnes que tu connais, sache que la péninsule du Yucatan, là où se trouvent Cancún et Tulum, entre autres, n’a pas été touchée par la vague de violence. Cette destination très populaire est à plus 2500 kilomètres de Puerto Vallarta. Les voyageurs doivent demeurer prudents, mais le niveau de danger n’est pas préoccupant selon le gouvernement canadien.
Connais-tu des gens qui voyagent au Mexique cet hiver? Ou qui y sont déjà allés?
Sources: Le Devoir, La Presse, The New York Times, Le Soleil
