Décrire les Olympiques, tout un sport!
Tout se passe très vite: les athlètes olympiques s’élancent, les skieurs et patineurs exécutent sauts et pirouettes et, en même temps, une voix passionnée décrit chaque exploit. Cette voix qui nous fait vivre les performances en direct à la télévision, c’est celle des descripteurs sportifs! Pendant les Jeux olympiques, ce métier est très important! Sans explication en direct des sports, on ne pourrait pas tout comprendre ce qui se passe à l’écran.
Mais qu’est-ce que le métier de descripteur sportif? Le journaliste sportif Olivier Tremblay, qui décrivait les épreuves de patinage de vitesse sur courte piste et le saut à ski pendant les Jeux olympiques à Radio-Canada, répond à toutes mes questions!
C’est quoi, le métier de descripteur?
Le rôle de descripteur ou d’analyste, c’est de te coacher, toi, la personne qui écoute le match ou la compétition sportive à la maison.
Il y a tout un travail de préparation à faire avant de commenter des compétitions. Par exemple, je prends des notes pour la prononciation des noms des athlètes, je suis très obsessif là-dessus. Heureusement, il y a un site que j’utilise où les athlètes prononcent eux-mêmes leur nom, c’est merveilleux!
Es-tu toujours neutre quand tu décris une compétition sportive?
C’est sûr que je travaille, donc je dois quand même garder une certaine neutralité, mais quand la médaille se gagne… il y a des gens à la maison qui veulent vivre le moment aussi! Quand c’est les Olympiques, il y a quelque chose de différent. On a publié sur Instagram des vidéos quand on décrit des compétitions de patinage de vitesse... On n’était pas assis sur nos chaises!
Regarde Olivier et sa collègue Marianne St-Gelais décrire une course de patinage de vitesse! 👇
Quels sont vos plus grands défis au travail?
C’est de rendre intéressant chaque moment, même les défaites des athlètes. Parce que ça peut être enivrant, ça peut être décevant, mais pour moi, ça n’a pas le droit d’être plate. Il faut toujours rendre ça intéressant, même si je couvre un match avec un pointage de 0 à 0.
Quelles sont les principales qualités à avoir comme descripteur?
Il faut être passionné par le sport et que tu sois capable d’improviser, parce qu’il y a toujours des imprévus dans ce métier. Au patinage de vitesse, il y a des chutes qui sont vraiment vilaines et tu ne peux pas simplement dire «il s’est fait mal». Il faut avoir la capacité de garder ça vivant!
As-tu couvert un moment historique durant ta carrière?
Il y a deux ans, j’étais à la description des matchs de soccer pour les Jeux olympiques de Paris. Il y avait eu un scandale: l’équipe féminine du Canada avait été surprise à espionner des adversaires avant le tournoi! À cause de cette tricherie, l'équipe canadienne avait commencé le tournoi avec une déduction de 6 points! À la fin du match, un but a été marqué. Personne n’y croyait! Ça, c’était très très spécial à couvrir!
Et toi, quel sport olympique aurais-tu aimé décrire?
