
Les espions sont-ils parmi nous? 😱
Dans les derniers jours, les médias ont beaucoup parlé d’ingérence chinoise au Canada. Mais concrètement, qu’est-ce que ça veut dire? On t’explique!
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Déjà , l’ingérence, c’est quoi?
L’ingérence, c’est quand un pays se mêle des affaires d’un autre pays ou essaie de l’influencer, sans son autorisation. C’est comme si ta grande sÅ“ur arrivait dans ta classe et ajoutait des erreurs dans ta dictée sans te l’avoir demandé!Â
En ce moment, c’est la Chine qui est soupçonnée d’ingérence au Canada. Concrètement, il y a des raisons de croire que la Chine aurait soudoyé des candidats canadiens aux élections. L’objectif : qu’ils prennent des décisions en faveur du gouvernement chinois s’ils sont élus.
Pour les convaincre, la Chine aurait utilisé des cadeaux, de l'argent, ou aurait eu recours au chantage.
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Comment est-ce que ça a commencé?
Les médias s’intéressent au rôle de la Chine dans la politique canadienne depuis des mois. D’après des documents top secrets que des journalistes ont pu consulter, la Chine aurait tenté d’influencer les élections fédérales canadiennes de 2019 et de 2021. Des espions chinois sont même soupçonnés d’avoir versé plus de 190 000 dollars à des candidats et à leur entourage.
Un rapport indépendant a reconnu qu’il y avait eu des tentatives d'ingérence pendant les élections. Cependant, ce même rapport affirme qu’elles n’ont pas eu d’impact sur les résultats du vote.Â
Ce qui veut dire que même sans espions, c’est bien le parti du Premier ministre Justin Trudeau qui aurait été élu.Â
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Comment le gouvernement canadien a-t-il réagi?
Les partis d’opposition et les médias voudraient qu’une enquête publique soit lancée pour que tout le monde sache la vérité. Justin Trudeau a préféré créer un poste de rapporteur spécial, qui décidera si une telle enquête doit avoir lieu. Deux comités vont également enquêter sur les ingérences étrangères.
Justin Trudeau dit prendre la situation très au sérieux. Pour lui, «toute attaque ou tentative d'attaque contre notre démocratie est inacceptable».Â
Quant à elle, la Chine nie avoir payé des candidats aux élections canadiennes et qualifie ces informations de diffamatoires.