Après l’incendie, Bicolline plus populaire que jamais!
En avril, un important incendie a détruit plusieurs bâtiments sur le site du légendaire jeu grandeur nature Bicolline. La semaine dernière, à peine trois mois après le feu, le site a été envahi par les orcs, les elfes et les magiciens. C’était la Grande bataille, l’événement annuel ultime qui réunit des milliers d’amateurs de fantastique! Deux participantes à qui Les As ont parlé en avril étaient de retour à Bicolline. Voici leurs impressions.
Euh, grandeur nature? Grande bataille?
Un grandeur nature, c’est un jeu de rôle où les participants se costument et jouent des personnages. C’est un mélange d'improvisation, de reconstitution historique et, souvent, d’univers fantastiques. Il peut y avoir du combat avec de fausses armes.
La Grande bataille, c’est le moment le plus attendu de l’année à Bicolline. C’est le plus grand rassemblement du genre en Amérique du Nord! Pendant une semaine, les participants se plongent dans une histoire où il y a des intrigues, de la magie… et des batailles!
La magie toujours au rendez-vous 🪄
La communauté de Bicolline est à l’épreuve du feu. Ces derniers mois, les organisateurs ont travaillé très fort pour que la Grande bataille ait lieu malgré tout. Et ils ont réussi! Même que pour la première fois de son histoire, la Grande bataille affichait complet avant même le début de l’événement!
Pendant 9 jours, 5000 personnes (joueurs et spectateurs) ont accédé au site. Les tournois, les spectacles, les marchés et les combats d’épée étaient de retour.
«Une communauté vraiment incroyable!»
En avril, au lendemain de l’incendie, ma collègue Camille a interviewé Nancy et Marie, deux participantes de Bicolline. Leurs bâtiments avaient été détruits par les flammes.
La semaine dernière, Nancy était de retour sur le site pour participer à la Grande Bataille en tant que chasseuse de sorcières. «L’ambiance est la même, m’a-t-elle dit. L’incendie a été une belle leçon de solidarité entre les joueurs. Une fois le choc passé en avril, les gens se sont retroussé les manches. Le terrain a été entièrement nettoyé.»
Nancy, alias Jeanne de Bellehumeur, chasseuse de sorcières
Certains joueurs ont perdu des milliers de dollars dans l’incendie: bâtiments, meubles, équipement et costumes sont partis en fumée. Des participants qui ont été épargnés ont offert leur aide en argent et en temps. «Certains ont construit des meubles chez eux pour les donner, m’a expliqué Nancy. D’autres se sont portées volontaires pour apporter des chapiteaux qui ressemblent un peu aux tentes des Romains dans Astérix.»
Photomontage Stéphane Lessard, Zacharie Rivar, Le Nouvelliste
Des choix difficiles
Du côté de Marie, la perte de la cabane a eu un impact direct sur l’événement de cette année: ses filles, Camille (14 ans) et Rosalie (10 ans), ont préféré ne pas participer à la Grande bataille. «Nous sommes très reconnaissants pour les tentes! Mais disons que nous ne sommes pas de grands campeurs. Nous étions chanceux avant le feu: on avait une petite cabane à deux étages que nous partagions avec une autre famille. La tente offre beaucoup moins de confort et ça intéressait moins les filles. Leurs amies ont aussi choisi de ne pas participer cette année».
Toi, est-ce que tu as déjà dû changer tes plans de vacances à cause d’un imprévu? Raconte!
