Une élection qui divise la Colombie
Le 21 juin dernier, les Colombiens ont voté pour élire leur nouveau président. C'est l'avocat Abelardo de la Espriella qui l'a emporté de justesse. Ce résultat très serré inquiète une partie de la population et fait beaucoup réagir. Je t'explique ce que tu dois savoir sur cette élection importante!
Deux visions du pays
Les Colombiens avaient le choix entre deux candidats aux idées très différentes.
D'un côté, Abelardo de la Espriella. On dit qu'il est d'extrême droite, c'est-à-dire qu'il défend des idées très conservatrices. Parmi ses promesses: construire plus de prisons, donner plus de pouvoir à l'armée et produire davantage de pétrole. C’est un admirateur de Donald Trump.
De l’autre, le politicien et philosophe Ivan Cepeda. Ses priorités: aider les personnes plus pauvres, augmenter le salaire minimum et réduire les inégalités.
À gauche, tu peux voir le nouveau président, Abelardo de la Espriella. À droite, Ivan Cepeda.
Fabián Castaño Barrera es colombiano. Vive en Bogotá, la capital del país.
Traduction : Fabian Castaño Barrera est colombien. Il habite à Bogota, la capitale du pays.
Lors de ces élections, plus de la moitié de la population est allée voter. Ça peut te sembler peu, mais c’est le plus haut taux de participation de l’histoire du pays!
Abelardo de la Espriella a finalement été élu avec 49,7% des voix, contre 48,7% pour Iván Cepeda. À peine 1% de différence!
«Le résultat était tellement serré qu'il montre à quel point notre pays est divisé», raconte Fabian, un Colombien que j’ai rejoint à Bogotá, la capitale du pays.
Des réactions partagées
La victoire du nouveau président a provoqué des réactions très différentes à travers le pays. À Bogotá, plusieurs personnes sont descendues dans les rues pour célébrer le résultat de l’élection.
Dans d’autres villes, comme Cali, des manifestants ont plutôt exprimé leur mécontentement.
Sur son réseau Truth Social, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est réjouit de la victoire de celui qu’on surnomme «le Tigre», avec le message: «Il a gagné, et largement»!
Et maintenant?
Fabian craint que certaines avancées acquises sous le dernier gouvernement soient éliminées. Le président sortant, Gustavo Petro, voulait réduire les inégalités et protéger l’environnement. «L'avenir est très incertain. On ne sait pas ce que ce nouveau président va faire. Mais j'ai peur qu'on revienne à plus de conflits et qu'on perde certains droits que les Colombiens ont gagnés au fil des années», confie Fabian.
«Abelardo de la Espriella a une vision très traditionnelle de la société. Il est contre plusieurs droits des personnes LGBTQ+ et il a déjà dit que les femmes devraient rester à la maison. J’ai peur que le pays recule au lieu d’avancer», a-t-il ajouté.
Le surnom du nouveau président est «Le Tigre». Toi, si on avait à te donner le surnom d’un animal, lequel serait-ce?
