Ils s’envolent vers l’Islande pour rencontrer des scouts du monde entier!
Connais-tu les scouts? Il s’agit d’une organisation pour les jeunes amoureux du plein-air, qui existe depuis plus de 100 ans! Et une fois tous les quatre ans, des scouts du monde entier se réunissent à un seul endroit pour un gigantesque camp: le Jamboree. Cette année, ce camp tout spécial aura lieu en Islande, un pays d’Europe. J’ai rencontré 4 scouts québécois qui participeront au Jamboree 2026!
D’abord, pouvez-vous m’expliquer c’est quoi, être scout?
Loïc: Pour moi, être scout, c’est avant tout un engagement. On commence quand on est très jeunes, vers 7 ou 8 ans. Ce qu’on fait change en vieillissant, mais les valeurs restent toujours les mêmes: on apprend à s’impliquer, à aider les autres, à respecter les gens autour de nous. Il y a aussi beaucoup d’entraide, de partage et d’inclusion. On ne fait pas seulement des activités. Être scout nous forme comme personnes.
Êtes-vous capables de me dire ce que vous aimez le plus dans le scoutisme?
Loïc: Quand j’étais plus jeune, je n’aimais pas du tout aller en camp, parce que j’étais loin de chez moi. Mais maintenant, c’est ce que je préfère! Dès que je reviens d’un camp, j’ai déjà hâte au prochain. En plus, comme on est plus vieux, on peut décider de ce qu’on fait. Par exemple, l’été passé, on a fait le tour du Lac Saint-Jean en vélo. Ce sont des camps qui sont faits à 100% pour nous, parce qu’ils sont créés par nous!
Paul: Dans les camps, il y a aussi moins de stress que dans la vie quotidienne. On est loin de tout, dans la nature, et ça permet de décrocher complètement. On peut profiter du moment, tout simplement.
Victor: Moi aussi, c’est les camps. On vit des choses qu’on ne ferait pas ailleurs, puis on est toujours ensemble.
Thibault: Ce que j’aime le plus, c’est qu’on est en nature avec nos amis. On s’entraide tout le temps, chacun contribue pour le bien du groupe. Ça crée vraiment une belle ambiance!
Est-ce que vous avez appris quelque chose d’utile grâce aux scouts?
Thibault: Oui, on apprend à se débrouiller avec ce qu’on trouve dans la nature. Par exemple, si on est en forêt, on peut apprendre à faire du feu, à se réchauffer ou à faire bouillir de l’eau. C’est des choses qui peuvent vraiment servir.
Loïc: Moi, ce que j’utilise le plus, c’est la technique pour s’habiller pour rester au chaud, surtout l’hiver. On apprend le principe des couches et comment gérer sa température. On apprend aussi à s’occuper de soi-même, parce qu’on n’a pas nos parents pour nous dire quoi faire. Ça nous rend plus autonomes dans la vie de tous les jours.
Cette année, vous allez participer à un jamboree. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi c’est différent des autres camps?
Thibault: Il y aura des milliers de scouts! On va pouvoir créer des liens avec des gens d’autres pays, rencontrer de nouvelles personnes et se faire des amis partout dans le monde.
Loïc: La différence aussi, c’est qu’on est accueillis par un autre pays, l’Islande. Les activités sont organisées pour nous faire découvrir le pays, sa culture et ses paysages.
Comment faites-vous pour payer votre voyage? Est-ce que c’est difficile?
Paul: On fait beaucoup d’activités de financement. Par exemple, on emballe l’épicerie dans des supermarchés en échange de dons. On cherche aussi des commanditaires.
Thibault: On aide aussi lors d’événements sportifs comme des marathons, où on prépare les ravitaillements pour les coureurs.
Loïc: On fait aussi des travaux comme du ménage de terrain ou du nettoyage pour des organisations.
Paul: On organise aussi des activités avec des personnes âgées, comme des jeux ou des bricolages, et on reçoit un montant en échange. On collecte également des bouteilles consignées, et on organise des ventes d’objets.
Est-ce que ça vous rend fiers de ramasser vous-mêmes l’argent?
Thibault: Oui, ça rend vraiment fier. On voit que c’est grâce à nos efforts qu’on peut partir.
Loïc: Ça donne un grand sentiment d’accomplissement. En plus, ça rend le voyage plus accessible, parce que ce serait difficile pour plusieurs de payer le montant complet. Le fait de travailler pour y arriver rend l’expérience encore plus spéciale, parce qu’on aura contribué à le rendre possible.
Est-ce qu’il y a quelque chose que vous avez particulièrement hâte de faire ou de voir?
Loïc: Manger, haha! J’ai vraiment hâte de découvrir la nourriture et la culture!
Thibault: Moi, c’est découvrir le pays! Les gens, leurs habitudes, leur façon de vivre et d’interagir avec nous.
Paul: Pour ma part, j’ai surtout hâte de voir comment ça va s’organiser avec autant de monde. Ça va être comme une petite société à part, avec plein de scouts. Ça va être impressionnant de vivre là-dedans.
Psst! Quand j’avais ton âge, j’étais scout! Je n’ai pas participé à un Jamboree Mondial, mais j’ai assisté au Jamboree des Scouts du Montréal Métropolitain de 2010, en Ontario. C’est un plus petit rassemblement, qui regroupe tous les scouts de Montréal et des environs.
Psst! Tu as envie de savoir comment le Jamboree de Victor, Loïc, Paul et Thibault s’est déroulé? Tu veux connaître leur moment coup de cœur ou encore savoir quels plats islandais ils ont préférés? Pose-leur tes questions en commentaires! À leur retour du camp, ils te donneront leurs réponses!
