Felix Dolci: «Personne n’a de parcours parfait!»
C’est parti pour les Jeux de Montréal! Cette fin de semaine, 3000 jeunes sportifs de 6 à 12 ans tenteront de se dépasser dans 15 disciplines. Et c’est le gymnaste Félix Dolci, qui a marqué les Jeux olympiques de Paris par sa détermination, qui est le porte-parole de l’événement. On lui a demandé ses conseils.
Félix, quels souvenirs gardes-tu des compétitions que tu faisais enfant?
Je ne vais jamais oublier ma première compétition de gymnastique. J'avais 9 ou 10 ans, et j’avais terminé deuxième sur le podium. C'était une belle réalisation, mais j’avais dit à mes parents que la prochaine fois, je voulais gagner! Lors de ma seconde compétition, j’ai eu l'or!

Le jeune Félix à ses débuts! Il a commencé à rêver de participer aux Jeux olympiques à l’âge de 10 ans.
Que dis-tu aux jeunes athlètes qui vont vivre leur première compétition?
Simplement de vivre le moment présent. C’est normal de ressentir du stress, mais il faut essayer de l’accueillir. C’est même un outil formidable pour réaliser de meilleures performances ou vivre des moments inoubliables! Moi aussi, je vis du stress, aux Jeux olympiques ou aux Mondiaux. Mais je préfère le mot «excitation». Je me dis que j'ai hâte de tout donner, de montrer comment j’ai travaillé dur pendant toutes ces heures d'entraînement. J'ai hâte de montrer l'amour que j'ai pour le sport.
Impossible d’oublier ta performance à Paris, quand tu as complété ta routine malgré un gant brisé et deux chutes. Tu es devenu un modèle de persévérance et de dignité pour une nouvelle génération d’athlètes. Tu as même gagné un prix Mammouth! Qu’est-ce que cette expérience t’a appris sur toi-même?
J’ai réalisé l'impact que ma carrière peut avoir sur celle des autres. C'est très facile de tomber dans la routine quand on s’entraîne 6 jours par semaine, 5 heures par jour minimum. À travers mon parcours olympique et le prix Mammouth, j’ai réalisé à quel point je suis choyé de faire ce que j'aime et de pouvoir partager ma passion avec les jeunes. Le futur, c’est eux! Avoir un peu ce rôle de modèle, c'est vraiment un honneur et une belle responsabilité. J’espère être à la hauteur et ça va me porter pendant que je m’entraîne pour les Jeux olympiques de Los Angeles!
Est-ce que c'est vrai que tu as encadré le fameux gant?
Oui, je l'ai toujours avec moi! Il me rappelle les leçons que j’ai apprises au fil de mon parcours.
Aux Jeux de Montréal, il y aura des jeunes qui ne monteront pas sur le podium. Comment gérer la déception?
C’est évidemment quelque chose que j’ai vécu aux Olympiques. Mais j'ai vite compris qu’un échec, c’est simplement un pas de l'avant, vers le prochain succès. Quand on tombe ou qu’on rate un saut, on peut toujours apprendre. C’est arrivé à tous les champions, personne n’a de parcours parfait! Quelqu’un qui gagne toujours, ça n’existe pas! Quand on comprend que l’échec est la meilleure opportunité pour s’améliorer et obtenir le succès qu'on désire tant, ça aide beaucoup!
Et toi, comment tu gères la déception?