Métier: docteur pour bornes d’incendie! 👨🚒
Simon Aubé ne travaille pas dans un hôpital. Ni dans une clinique de santé. Pourtant, tous les jours, il examine des patientes et leur prodigue des soins lorsque c’est nécessaire. Mais Simon n’est pas un docteur comme les autres. Il s’occupe… des bornes d’incendie! Ça t’intrigue? Continue à lire pour en savoir plus!
Hmm… Mais ce n’est pas un vrai docteur, ça, non? 🤔
Tu l’auras compris, Simon n’est pas un vrai docteur. Il travaille plutôt comme technicien en génie civil pour la ville de Québec! Son travail est de se promener dans la ville pour s’assurer que toutes les bornes d’incendie sont en bonne et due forme. En effet, il faut être certain qu’elles fonctionnent correctement si des pompiers ont besoin de s’en servir. C’est un métier très important!
Simon peut inspecter jusqu’à 200 bornes d’incendie par jour. C’est une borne à chaque deux minutes et demie! Mais il n’a pas le choix d’aller vite: la ville de Québec compte 16 000 bornes, et il doit inspecter chacune d’entre elles deux fois par année!
Mais alors, comment s’y prend-il? 😯
Comme tu peux le voir sur la photo de l’article, Simon a un appareil spécial qui lui permet «d’écouter» les bornes d’incendie. En fait, ce qu’il essaie d’entendre à travers son casque d’écoute, ce sont de potentielles fuites d’eau! On ne voudrait pas que des pompiers aient besoin d’utiliser une borne pour éteindre un feu, mais qu’elle n’ait plus d’eau à cause d’une fuite de tuyau!
Simon explique que le son d’une fuite ressemble un peu à quand on prend un boyau d’arrosage et qu’on met son pouce au bout: un gros «pfffffft»!
Une fois une fuite repérée, il prend en note l’emplacement de la borne et communique avec ses collègues de la ville de Québec. D’autres personnes se chargent ensuite de venir colmater la fuite.
Protéger nos réserves d’eau 💧
Le travail de Simon est aussi très important pour l’environnement. On sait maintenant à quel point l’eau est une ressource précieuse, et il faut à tout prix éviter le gaspillage. Or, une fuite de tuyau de borne d’incendie, si elle n’est pas traitée, peut laisser s’échapper jusqu’à 400 mètres cubes d’eau par jour. C’est l’équivalent de 8 autobus scolaires remplis d’eau! CHAQUE JOUR!
Heureusement, grâce à Simon et son équipe, le nombre de fuites de bornes d’incendie a diminué de 20% dans la ville de Québec. De plus en plus de villes font aussi leur part en adoptant des règlements qui interdisent le gaspillage d’eau. Par exemple, la ville de Québec a récemment limité l’arrosage du gazon en été à une journée par semaine.
Et toi, aimerais-tu écouter les bornes d’incendie comme Simon? Crois-tu qu’on pourrait aussi y entendre des conversations secrètes? 😯
D’après un article de Céline Fabriès, Le Soleil
