Raphaëlle et Monique te parlent de la Journée de la vérité et de la réconciliation
Le 30 septembre, c’est la Journée de la vérité et de la réconciliation. C’est une journée pour se souvenir des enfants autochtones qui ont été envoyés dans des pensionnats, et pour réfléchir à la façon dont on peut mieux se comprendre et avancer ensemble.
Pour cette occasion, j’ai eu la chance de discuter avec plusieurs personnes autochtones. Je leur ai posé deux questions: que représente le 30 septembre pour elles? Et comment les jeunes peuvent-ils participer à la réconciliation? Voici les réponses de Raphaëlle Langevin, créatrice de mode, et Monique Levesque, enseignante!
Raphaëlle Langevin
Raphaëlle Langevin est une Innue de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean. C’est une créatrice de mode, qui confectionne des jupes à rubans, un vêtement traditionnel qui fait partie de la culture de plusieurs peuples autochtones. Elle partage aussi son savoir avec les jeunes en leur apprenant à en fabriquer.
Pour toi, qu’est-ce que signifie la journée du 30 septembre?
Pour moi, ça veut dire plusieurs choses. Premièrement, dans ma communauté, c’est un jour de deuil, de recueillement. On fait des cérémonies pour les survivants des pensionnats et on prie pour ceux qui n’ont pas survécu.
En dehors de ma communauté, c’est une occasion d’aller à la rencontre des allochtones. De leur raconter nos histoires, de leur partager notre culture et nos savoir-faire. Pour moi, c’est une journée pendant laquelle on renforce nos liens et où on en crée de nouveaux.
Comment un enfant peut-il participer à la réconciliation et être un bon allié des Autochtones?
Tu peux apprendre l’histoire du chandail orange et le porter le jour du 30 septembre. Tu peux parler aux gens que tu connais pour les sensibiliser à cette journée. Il y a vraiment beaucoup d’allochtones qui ne connaissent pas encore cette journée! Tu peux aussi t’informer des activités organisées près de chez toi pour l’occasion, et y participer!
Monique Levesque
Monique Lévesque est enseignante et wendate. Elle est née au Québec, mais elle habite au Yukon depuis plus de 30 ans. Elle travaille dans une école primaire, et organise des ateliers en français sur la réconciliation, pour faire connaître les réalités autochtones dans un territoire où l’anglais est la langue la plus parlée.
Pour toi, qu’est-ce que signifie la journée du 30 septembre?
Pour moi, le 30 septembre représente la reconnaissance, après toutes ces années, des torts qui ont été causés aux communautés autochtones, métisses et inuites partout au Canada. C’est une occasion de se souvenir des enfants qui ne sont jamais retournés chez eux, d’honorer les survivants des pensionnats et de reconnaître les effets encore présents de la colonisation.
Comment un enfant peut-il participer à la réconciliation et être un bon allié des Autochtones?
Comme enfant, tu peux être un bon allié et participer à la réconciliation de plusieurs façons. Par exemple:
- lire des livres pour en apprendre plus sur l’histoire et la culture des peuples autochtones, y compris les injustices qu’ils ont vécues
- participer à des événements culturels et visiter des expositions d’art autochtone
- souligner des journées importantes, comme la Journée du chandail orange ou la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin
- écouter de la musique d’artistes autochtones ou apprendre quelques mots d’une langue autochtone de ta région.
Et, surtout, souviens-toi toujours que chaque enfant, y compris toi, peut faire une différence! 🧡
Reviens demain pour découvrir les témoignages de deux autres personnalités autochtones!
Et toi, connais-tu des mots autochtones?
