Des mains qui tricotent et des coeurs qui sourient
Cette année, entre deux cours de mathématiques et d’anglais, des élèves de 5e année de l’école Blanche-Bourgeois, au Nouveau-Brunswick, ont échangé leurs crayons pour… des aiguilles à tricoter! Leur projet? Fabriquer des manchons sensoriels, des objets bien spéciaux qui aident à apaiser les personnes âgées atteintes de démence. Ça t’intrigue? Laisse-moi t’expliquer cette histoire, une maille à la fois!
Un manchon sensoriel, c’est un tube de laine qu’on enfile sur les mains. À l’intérieur se trouvent différentes textures, des boutons ou de petits objets à toucher. Ce sont des éléments qui stimulent les sens et gardent les mains occupées. Pour certaines personnes atteintes d’Alzheimer ou de démence, cela peut aider à diminuer le stress et à se sentir plus calmes. C’est une forme de relaxation!
Tricoter et rencontrer
À l’école Blanche-Bourgeois, neuf élèves ont participé à un projet pour fabriquer ces objets pendant environ cinq mois. Le but? Remettre les manchons à des personnes âgées vivant avec la démence, et en profiter pour passer un moment avec elles.
«Nous trouvons important d’encourager ce genre de projets. Ils permettent aux enfants de développer leur sentiment d’appartenance à leur communauté, de stimuler les aînés et de développer des liens et de l’empathie», a expliqué Edith Myers au journal Acadie Nouvelle. Edith Myers travaille pour Bien vieillir chez soi Beausoleil, le programme de soutien aux aînés qui a accompagné les élèves.
Pour Ève et Élisabelle, 10 ans, le projet a été à la fois un défi et une belle expérience.
«J’avais déjà tricoté avec ma grand-mère il y a longtemps, mais j’ai dû réapprendre parce que je ne me souvenais plus comment faire», se rappelle Ève.
«Moi, je n’avais jamais fait de tricot, mais j’ai adoré apprendre avec mes amis», ajoute Élisabelle.
Dès le début, les deux filles avaient très envie de participer. «Je voulais vraiment m’impliquer dans ce projet, parce que j’aime aider les autres», explique Ève.
Le travail n’a pas toujours été facile. «La partie la plus difficile, c’était coudre les différentes décorations à l’intérieur des manchons. Il fallait être certains qu’elles tiennent», explique Ève.
Mais le moment le plus marquant est arrivé à la fin du projet.
Lorsque les élèves sont allés remettre les manchons aux aînés, ils ont pu voir directement l’impact de leur travail.
«J’ai aimé voir leur sourire quand on est allés les donner. Ils étaient vraiment contents», raconte Élisabelle. «C’était touchant», ajoute Ève.
Les deux filles disent aussi avoir compris quelque chose de précieux en rencontrant les aînés.
«Nous trouvons important de passer du temps avec les personnes âgées parce qu’elles ne sont pas souvent visitées. Ça leur fait de la compagnie», se souvient Ève.
Et toi, as-tu déjà fait du tricot, du crochet, du macramé ou de la couture? Aimes-tu ça ou trouves-tu ça difficile? Raconte-moi!
Acadie Nouvelle
