Reconnecter avec la nature grâce aux savoirs anciens
À Sept-Îles, un événement spécial a rassemblé des jeunes, des familles et des aînés autour d’un même objectif: parler du territoire et de l’avenir de la Terre.
L’événement s’est tenu du 20 au 22 février dernier et s’appelait «Notre voix, notre terre, notre avenir.» C’était un colloque, c’est-à-dire un rassemblement où les gens se rencontrent pour apprendre, discuter et partager leurs connaissances.
Derrière ce projet, il y a Marie-Joëlle Malec, une jeune femme innue de Nutashkuan. Depuis plusieurs années, elle organise aussi des camps de ressourcement pour les jeunes afin de les aider à se reconnecter avec la nature et le territoire. Des aînés étaient aussi présents pour partager leurs connaissances.
Qu’est-ce que les jeunes ont appris pendant la rencontre?
• comment cueillir certains fruits sauvages 🫐
• comment utiliser certaines plantes pour la médecine traditionnelle 🌿
• des savoirs liés au caribou, un animal très important pour plusieurs Premières Nations 🦌
Les jeunes étaient très curieux! Certains voulaient apprendre comment utiliser les os du caribou. D’autres voulaient entendre des contes et des histoires anciennes.
Plusieurs jeunes ont aussi dit qu’ils voulaient comprendre comment les aînés préparent la viande de caribou après la chasse.
Pour les Innus, ces gestes font partie de savoirs qui se transmettent depuis des générations.
Pourquoi les aînés jouent-ils un rôle important?
Pour plusieurs aînés, ces moments sont très précieux. Leurs connaissances viennent du territoire et des générations qui les ont précédés. Mais aujourd’hui, certains jeunes n’ont pas la chance d’apprendre ces traditions.
Ces rencontres permettent donc de créer un lien entre les générations. Les jeunes peuvent poser leurs questions et apprendre directement des personnes qui portent ces savoirs.
Quand les jeunes apprennent ces choses, ils développent aussi un plus grand respect pour la nature et pour le territoire.
Pourquoi ces connaissances sont-elles importantes pour l’avenir?
Les changements climatiques touchent déjà la planète. Les saisons changent, les températures aussi, et les animaux modifient parfois leurs déplacements.
Les Premières Nations ont souvent une relation très proche avec la terre. Les connaissances des aînés peuvent aider les jeunes à mieux comprendre le territoire et à le protéger.
C’est exactement ce que souhaite Marie-Joëlle Malec: donner aux jeunes les outils pour qu’ils prennent soin de la Terre dans le futur.
Et toi, qu’en penses-tu? Est-ce qu’il y a quelque chose que la nature t’a appris? Peut-être un endroit où tu te sens bien, une activité que tu fais dehors, ou quelque chose que tes parents ou grands-parents t’ont montré?
