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Environnement
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Des minis bulles à la rescousse d’un lac!

Publié le 25 août 2025 à 10h00
Environnement
Avatar de l'utilisateur Clémence Tessier - Réseau Presse
Clémence Tessier - Réseau Presse

Ouf, on a eu un été chaud hein? Et quand la température monte autant, tous les moyens sont bons pour se rafraîchir : boire un verre d’eau glacée, rester à l’ombre… ou profiter d’un lac. Les habitants de Killarney, un village du Manitoba, aiment particulièrement leur lac. Mais depuis quelques années, un problème rend l’eau parfois toxique. Pourquoi? À cause des algues bleu-vert.

 

Heureusement, le comité d’action du lac Killarney a décidé d’agir. Cette année, ils essaient une nouvelle solution: les nanobulles d’oxygène. Allons y jeter un coup d'œil! 

 

Tout d’abord, c’est quoi, les algues bleu-vert?

Même si on les appelle «algues», ce sont plutôt des bactéries qui vivent dans l’eau. Elles sont capables de faire de la photosynthèse, comme les plantes. «Elles existent depuis 3 milliards d’années », a expliqué le biologiste Fernand Saurette au journal franco-manitobain La Liberté.

 

Mais parfois, les algues bleues deviennent très nombreuses, comme au lac Killarney. Cela arrive surtout quand il y a trop de phosphore dans l’eau. Le phosphore, c’est un minéral qu’on trouve dans certains engrais pour les plantes, dans les crottes d’animaux ou même dans nos déchets. 

 

Le problème, c’est que quand il y a trop d’algues bleues dans l’eau, ça empêche la lumière de passer, et l’oxygène dans l’eau disparaît. Les poissons peuvent mourir, et l’eau devient mauvaise pour les humains et les animaux.

 

Les nanobulles à la rescousse

Devant ce problème, le comité d’action du lac Killarney a étudié plein de solutions. La meilleure idée retenue ? Ajouter de l’oxygène dans l’eau à l’aide de nanobulles.

 

«On les appelle comme ça parce qu’elles sont super petites, presque invisibles», explique Shane Warnez, qui s’occupe du projet. Contrairement aux bulles normales, elles ne montent pas tout de suite à la surface. Elles se promènent dans toute l’eau du lac, du haut jusqu’au fond.

 

Résultat? Grâce à elles, l’oxygène revient dans l’eau. Ça aide les bonnes bactéries à faire leur travail: elles mangent les saletés et empêchent les algues bleu-vert de revenir. Une entreprise de Calgary a même prêté au comité une machine à nanobulles gratuitement pour faire un test cet été.

 

Avec cette nouvelle solution, les habitants de Killarney espèrent vraiment que les algues bleu-vert seront éradiquées de leur lac pour de bon. «On veut que les gens puissent revenir se baigner et profiter du lac en toute sécurité», espère Shane!

 

Et toi, as-tu accès à un lac? Qu’aimes-tu y faire?

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